la mort, la réalité oubliée

Publié le par soussou

Louanges à Dieu moult fois renouvelées. Louanges à Dieu à la hauteur de Ses bienfaits et de Son supplément de Faveur. Seigneur, louanges à Toi comme il se doit pour Ta Face honorée et la Magnificence de ton Pouvoir. Gloire à Toi Seigneur ; je ne suis point capable de Te louer comme il convient ; Tu es Tel que Tu T’es loué Toi-Même. J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allâh, l’Unique sans associé. Et j’atteste que notre maître et Prophète Muhammad, est le Serviteur, le Messager, l’Élu et le Proche Ami de Dieu. Il est le meilleur Prophète jamais envoyé par Dieu. Dieu l’a envoyé au monde entier en guise d’annonciateur de la bonne nouvelle et en guise d’avertisseur. Seigneur, accorde Ta prière, Ta paix et Tes bénédictions, à notre maître Muhammad, ainsi qu’à sa Famille, une prière et une paix permanentes et indissociables jusqu’au Jour Dernier. Je vous enjoins — ô musulmans — ainsi qu’à ma personne pécheresse, la crainte d’Allâh — Exalté soit-Il.

Serviteurs de Dieu,

Je vais vous entretenir aujourd’hui d’un sujet que nombre de gens rechignent souvent à aborder, et dont maintes personnes n’aiment pas entendre parler : il s’agit de la mort.

Il est consternant de voir comment une personne croyant en Dieu et en Son Messager rechigne à parler de la mort ou se sent mal à l’aise lorsque le sujet est évoqué. Pourtant, le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — a dit :

« Rappelez-vous constamment le démolisseur des plaisirs et le diviseur des groupes, car chaque fois qu’on l’évoque devant une grande quantité, celle-ci s’amoindrit, et chaque fois qu’on l’évoque devant une petite quantité, celle-ci prend de l’ampleur »,

c’est-à-dire que chaque fois que la mort est évoquée devant une grande quantité de péchés, de déviances et de passions, cela a pour effet de les amoindrir en nombre, et chaque fois qu’elle est évoquée devant une petite quantité d’œuvres pies et d’actes de culte, cela a pour effet de leur donner plus d’ampleur.

Se souvenir de la mort tout en connaissant sa réalité est de nature à limer les griffes de l’iniquité et à briser les crocs de l’injustice et de la tyrannie. Se souvenir de la mort tout en connaissant sa réalité est de nature à éradiquer la corruption sous toutes ses formes au sein de la société. Se souvenir de la mort tout en connaissant sa réalité est de nature à soigner les mœurs. Qui pourrait bien nous indiquer un moyen permettant de soigner les mœurs des sociétés ? Combien de chercheurs en sciences sociales aimeraient trouver cette recette ? Comment les sociétés, tant les individus que les collectivités, pourraient-elles se parer de valeurs humaines morales si elles se détournent de la mort, l’ignorent, et oublient qu’elles ont un rendez-vous avec elle ? C’est pourquoi l’Élu — paix et bénédictions sur lui — a dit :

« Rappelez-vous constamment le démolisseur des plaisirs et le diviseur des groupes, car chaque fois qu’on l’évoque devant une grande quantité, celle-ci s’amoindrit, et chaque fois qu’on l’évoque devant une petite quantité, celle-ci prend de l’ampleur ».

Chers frères, le souvenir de la mort est le frein qui vous permet d’avancer sur une pente l’esprit tranquille, sans craindre de tomber, de vous écraser et de périr. Chacun sait que lorsqu’on s’apprête à s’engager sur une pente, on s’assure avant de se lancer d’avoir un frein pour réguler la progression.

Pour cette raison précise, le verbe divin fait montre d’une étonnante précision en ce qu’il mentionne la mort avant la vie, alors que nous savons tous que la mort, aussi bien au plan de son apparition matérielle, qu’au plan chronologique, ne vient qu’après la vie. Mais Dieu — Exalté soit-Il — veut nous enseigner que la mort, bien qu’intervenant après la vie, est le frein qui garantit la sécurité de l’homme dans son cheminement vers Dieu. C’est pourquoi Il dit :

« Gloire à Celui Qui détient la Royauté : Il est Omnipotent. Celui Qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver pour voir qui parmi vous accomplira les meilleures œuvres. C’est Lui le Puissant, le Pardonneur. »

Je souhaite donc vous entretenir d’un sujet dont beaucoup de gens rechignent à parler et qui met mal à l’aise toutes ces personnes grisées qui se vautrent dans leurs désirs et leurs passions, et qui rivalisent d’avidité pour amasser les débris insignifiants de ce bas-monde terrestre. Non, nous devons écouter ce que le Messager — paix et bénédictions sur lui — dit à ces gens qui détestent la mort avec laquelle ils ont un rendez-vous certain. Le Très-Haut n’a-t-Il pas dit :

« Dis : "La mort que vous fuyez va certes venir à votre rencontre." »

N’at-Il pas dit :

« Toute âme goûtera la mort. Mais c’est seulement au Jour de la Résurrection que vous recevrez votre entière rétribution. »N’a-t-Il pas dit à Son bien-aimé Élu : « Certes, tu mourras et ils mourront également. »

Mais qu’est-ce donc que la mort, chers frères ? Quelle est cette mystérieuse raison qui fait que beaucoup de gens n’aiment pas en entendre parler et sont mal à l’aise lorsqu’elle est évoquée ? Beaucoup de gens s’imaginent que la mort est un néant, à l’image d’une lampe qui éclairait une pièce habitée, puis qui s’éteint, plongeant la pièce dans une obscurité totale. La mort est-elle ainsi ? À Dieu ne plaise. Cette conception de la mort est une contagion qui nous est parvenue d’Occident. Combien nombreux sont les mythes et les chimères qui nous sont parvenus d’Occident et que nous adoptons avec fierté ! Pour les Occidentaux, la mort c’est le néant. C’est pour cette raison que l’on dit aujourd’hui qu’untel a été condamné à l’anéantissement (i`dâm) pour dire qu’il a été condamné à mort. Mais en réalité, la mort n’a jamais été synonyme d’anéantissement.

Qu’est-ce donc que la mort, chers frères ? La mort est la troisième d’une série de quatre étapes prescrites par Dieu — Exalté soit-Il — et que l’homme doit traverser au cours de sa vie. Ô fils d’Adam, tu as rendez-vous avec quatre étapes tout au long de ta vie :

  1. La première étape est la vie fœtale pendant laquelle le fœtus est dans le monde utérin ;
  2. La deuxième étape est la vie terrestre dans laquelle nous évoluons aujourd’hui ;
  3. La troisième étape est la vie d’outre-tombe (al-hayâh al-barzakhiyyah), avec laquelle nous avons rendez-vous incessamment sous peu ;
  4. La quatrième et dernière étape est la vie dans l’au-delà.

Chacune de ces quatre étapes est plus consistante et plus étendue que la précédente. La vie terrestre est bien plus étendue que la vie dans le monde utérin où nous évoluions. De même, la vie d’outre-tombe est beaucoup plus étendue et plus consistante que cette vie terrestre.

Je vais donc vous tenir un discours scientifique afin que vous compreniez que ces gens qui rechignent à parler de la mort et qui la fuient, sont ainsi parce qu’ils vivent dans des nids de légendes. Quant à nous, nous fuyons les légendes au profit des réalités scientifiques. L’homme a deux dimensions, qu’il vive à la surface de la terre dans la vie terrestre, ou dans les entrailles de la terre dans la vie d’outre-tombe. Dans ces deux situations, il a deux dimensions : il est constitué d’un corps et d’un esprit. Dans le monde terrestre où nous vivons, l’esprit est prisonnier de son enveloppe charnelle. L’esprit qui nous anime ne peut se mouvoir que dans la limite de la mobilité du corps. Lorsque nous passons à la vie d’outre-tombe, la situation s’inverse. Le corps devient dépendant de l’esprit. L’esprit s’affranchit de la prison où il était retenu tout au long de notre vie terrestre. L’esprit ressemble alors à ce soleil rayonnant en plein jour : il est détaché de la terre dans son essence, mais il lui est lié par ses rayons. De même, l’esprit du défunt est détaché de son corps dans son essence, mais il reste lié à lui quel que soit son emplacement, et malgré la dispersion de son rayonnement.

Ainsi se réalise le sens du supplice de la tombe que peut subir l’être humain, mais aussi la félicité de la tombe qu’il peut connaître. Le verbe divin est donc parfaitement véridique lorsqu’Il relate dans la sourate Yâ-Sîn l’histoire de cet homme croyant qui exhortait son peuple à croire en Dieu et qui a été assassiné. Que dit le Très-Haut à son sujet ?

« On lui dit : "Entre au Paradis". Il dit : "Ah si seulement mon peuple savait que mon Seigneur m’a pardonné et mis au nombre des bienheureux ". »

Cela a-t-il lieu le Jour de la Résurrection ? Non, cela a lieu durant la vie d’outre-tombe. La preuve en est cette parole prononcée par ce croyant :

« Ah si seulement mon peuple savait que mon Seigneur m’a pardonné et mis au nombre des bienheureux ».

Le verbe divin est tout aussi véridique lorsqu’il évoque le sort de Pharaon et de son parti :

« Ils sont exposés au Feu matin et soir » .

Puis Dieu poursuit en disant :

« Et le jour où l’Heure arrivera, il sera dit : "Faites entrer le parti de Pharaon au plus terrible des supplices". »

La mort n’est pas le néant, chers frères. La mort est une existence encore plus consistante, plus étendue et plus effective que la vie que nous menons aujourd’hui.

La mort est-elle une tragédie ?

Cela n’est pas le cas. Lorsque Dieu — Exalté soit-Il — qualifie la mort de tragédie dans le verset

« et que vous êtes touchés par la tragédie de la mort » ,

Il ne parle pas de la tragédie de la personne qui quitte ce bas-monde, mais de celle de ses proches, de ses amis et de sa famille à qui le défunt va tellement manquer. Les vivants qui font leurs adieux à leurs amis ou à leurs proches éprouvent une sensation de manque, de douleur, de tristesse et d’affliction. La tragédie résulte de cette séparation. Mais qui en fait les frais ? Ce n’est point le défunt qui en est affecté, mais bien les vivants qui ont perdu des êtres chers.

 

Quant au défunt, c’est lui qui donne à la mort sa signification. S’il le souhaite, il peut en faire une fête avec laquelle il a un rendez-vous. Et s’il le souhaite, il peut en faire une tragédie avec laquelle il aura aussi pris rendez-vous. La mort n’est pas une tragédie en soi pour le défunt, chers frères. C’est le défunt qui donne son sens à la mort. Quand en fait-il une fête ou, au contraire, une tragédie ? Il fait cela de son vivant dans ce monde terrestre. On a actuellement la possibilité de faire de la mort une fête vers laquelle on se dirige, ou bien une tragédie, et quelle tragédie ! Comment cela ? Eh bien, il faut pour cela que l’on sache comment cheminer vers Dieu — Exalté soit-Il — et quelle attitude adopter pour Le rencontrer demain en étant heureux, satisfait et serein. Si, dans notre cheminement, on se conforme à la voie que Dieu — Exalté soit-Il — nous a enjoint de suivre, si on accomplit les œuvres pies, si on ne sème pas la corruption sur terre, si on n’érige pas ses passions et ses désirs en autant de lois qui nous gouvernent et auxquelles on soumet son être, si on épouse la Loi et les injonctions divines, alors, de cette manière on impose à la mort le sens d’une fête. Et si la mort devait frapper demain à notre porte, on la recevrait sereinement.

Le moment où on s’en retournera auprès de Dieu — Exalté soit-Il — sera alors le plus beau moment de notre existence. Mais si on s’écarte de cette voie, et que l’on soumet son être à tout ce que nous dictent nos passions et nos désirs, ces sources de tyrannie, d’injustice, de convoitise et de détournement de la voie humaine que Dieu a agréée pour Ses Serviteurs, il faut savoir alors qu’on aura donné à la mort le sens de la tragédie. Et quelle tragédie ! Véridique est la parole du Messager de Dieu - paix et bénédictions sur lui et sur sa Famille - lorsqu’il dit :

« Celui qui aime la rencontre de Dieu, Dieu aime sa rencontre et celui qui déteste la rencontre de Dieu, Dieu déteste sa rencontre. »

Le sens de la parole du Prophète — paix et bénédictions sur lui — est le suivant. `Â’ishah, la narratrice de ce hadîth, qui lui demanda : “Est-ce de la mort dont il s’agit, ô Messager de Dieu ? Tout le monde déteste la mort.” Il répondit :

“Ce n’est pas de cela dont il s’agit. Lorsque la fin du croyant est proche, il reçoit la bonne nouvelle de la rencontre de son Seigneur et de Son Paradis, si bien que rien ne lui est plus agréable que la mort et la rencontre de Dieu. Et lorsque la fin du mécréant est proche, il reçoit la nouvelle du mépris de Dieu et de Sa colère, si bien que rien ne lui est plus détestable que la rencontre de Dieu — Exalté soit-Il.”

Telle est la vérité, chers frères. Comme est belle la parole prononcée par Salamah Ibn Dînâr Abû Hâzim — que Dieu l’agrée — lorsqu’il reçut la visite de Sulaymân Ibn `Abd Al-Malik, Calife omeyyade. Ce dernier s’assit devant lui tel un disciple devant son maître, ou encore tel un aspirant devant son Sheikh et lui demanda : “Ô Abû Hâzim, pourquoi détestons-nous la mort ?” Il répondit :

“Parce que vous avez soigné votre demeure ici-bas et avez ruiné votre demeure dans l’au-delà. Vous détestez alors de quitter une demeure soignée pour une demeure en ruine.”

Le Calife reprit : “Comment irons-nous au devant de Dieu ?” Il répondit :

“Le bienfaisant y ira tel l’absent qui retrouve les siens, et le malfaisant y ira tel l’esclave fugitif, que l’on traîne malgré lui.”

Chers frères, n’est-il pas nécessaire que nous abordions ce sujet dont de nombreuses gens se détournent, afin de faire tout notre possible pour être parmi les bienfaisants ? Ainsi, lorsque nous nous en retournerons demain vers notre Seigneur, notre retour vers Lui sera tel le retour de l’absent qui retrouve les siens ? Ne devons-nous pas nous souvenir de la mort et connaître sa réalité afin de ne pas être parmi les malfaisants et afin de ne pas être tel cet esclave fugitif que l’on traîne vers son maître et qui attend son châtiment ?

Chers frères, pourquoi ne pas voir notre vie terrestre comme deux hommes, l’un tellement stupide que sa stupidité lui a tissé un malheur éternel, et l’autre, tellement clairvoyant, avisé et réfléchi, que sa clarivoyance lui a tissé un bonheur éternel. De qui s’agit-il ? Le premier est un homme qui loue une maison pour une durée de dix ans, et, non loin, il possède une maison en ruine. Une fois qu’il a emménagé dans sa maison de location, qu’il a apprécié son confort, qu’il s’est plu dans les jardins qui l’entourent et dans ses ornements, il a oublié et négligé sa propriété qui demande des travaux et des réparations. Il s’est roulé dans le confort de sa maison de location, et voici qu’année après année, les dix ans s’écoulent, et le propriétaire de lui dire : “Il est temps pour toi de quitter ma demeure car ton bail est terminé.”

C’est seulement à cet instant que l’homme imbécile se souvient que sa demeure bien à lui est un champ de ruines. Il la regarde et l’imagine lui dire : “Je regrette, je ne suis pas prête à te recevoir.” Il n’a alors d’autre recours que de se retrouver à la rue. Mais l’autre homme, avisé et réfléchi, qui habite lui aussi dans sa maison de location jusqu’à un terme déterminé, répartit son temps pendant ces dix années entre la jouissance qu’il retire de sa maison de location et deux ou trois heures par jour qu’il passe à ravaler et à réparer les ruines qui lui appartiennent, et à s’en occuper. Ainsi se sont écoulées les dix années de son bail, pendant lesquelles son temps était réparti entre la part de jouissance qu’il tirait de sa maison de location, et le travail sans relâche à la réhabilitation de la maison qu’il possède. À la fin du bail, le propriétaire de la location est venu lui demander de libérer les lieux, ce qu’il fera de bon cœur et avec gratitude. Lorsque son regard se portera sur son autre demeure, elle sera telle une belle mariée. Elle lui dira alors : “Sois le bienvenu, je suis fin prête à te recevoir.”

Par Dieu, chers frères, ces deux tableaux retracent notre vie terrestre. Souvent, très souvent, je souhaite pour ma personne, pour tout frère en Dieu, pour tout frère en humanité, d’être comme ce second homme avisé, qui répartit sa vie entre les affaires de sa vie immédiate et sa destinée future vers laquelle il s’achemine, obtenant de cette manière la garantie du bonheur ici-bas et dans l’au-delà et réalisant le sens de la Parole de Dieu — Exalté soit-Il :

« Et recherche à travers ce qu’Allah t’a donné, la Demeure dernière. » ;

« Et n’oublie pas ta part de ce bas-monde ».

N’oublie pas ta part de ce bas-monde : Je ne t’ai point ordonné de t’abstenir de ses plaisirs, mais que ta vie soit telle une balance à deux plateaux, un plateau pour la mort, et un plateau pour la vie. Si tu mènes ta vie en plaçant ton être sous le contrôle de cette balance, tu garantiras pour toi-même le bonheur dans l’immédiat et dans l’au-delà. Mais si tu ne traites avec cette balance qu’à travers un seul de ses plateaux, très vite tu t’attireras le malheur. Si l’humanité se munissait du frein que représente le souvenir de la mort, qui est une garantie pour le cheminement humain véritable dans les sillages de la terre, nous ne verrions aucune tyrannie dans cette vie. Nous ne verrions aucune iniquité, ni aucune arrogance. Nous ne verrions sur la surface de la terre ni corruption ni convoitise. Mais lorsque nous nous détournons de la mort et faisons mine de l’ignorer, lorsque nous nous en détournons lorsqu’elle est évoquée, nous sommes alors tels ces individus que le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — nous a décrit :

« Si l’être humain possédait une vallée en or, il en voudrait une deuxième, et s’il en possédait deux, il en voudrait une troisième. »

Telle est la condition des corrupteurs et des convoiteurs à la surface de la terre. Puis il dit :

« Seul le sable remplit la panse de l’être humain. »

Une parole éloquente. Que signifie-t-elle ? Une seule chose limera les griffes de ta convoitise, et sera à même de t’arrêter devant une limite, de te stopper à une ligne rouge, pendant que ton avidité te fait courir dans tous les sens : le souvenir de la mort. Le souvenir de la mort et la connaissance de sa réalité te mettent devant cette ligne rouge que tu ne dois pas franchir. Tel est le sens de cette parole prophétique : « Seul le sable remplit le panse de l’être humain. » c’est-à-dire seule la mort — comparée au sable qui ensevelira l’être humain — lui fait passer l’appétit de la convoitise.

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