Le livre de la visite des malades et des funérailles

Publié le par soussou

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- Les invocations qu'on doit faire en faveur du malade

Selon Aisha (radiya allah anha), le Prophète (saw), quand quelqu'un se plaignait de quelque mal ou souffrait d'une ulcération ou d'une blessure, faisait ainsi avec son doigt (et celui qui rapporte ce Hadith, Soufyàn Ibn 'Outeyba, toucha de son doigt la terre puis le releva) et disait: «Au nom de Dieu! La terre de notre pays avec la salive de certains des nôtres fait guérir notre malade avec la permission de notre Seigneur». Encore selon elle, le Prophète (saw) rendait visite à l'une de ses épouses malades. Il passait sa main droite sur l'endroit douloureux en disant: «Seigneur Dieu, Maître des Humains! Fais partir le mal. Guéris, c'est Toi qui guéris et il n'est de guérison que la Tienne. Une guérison ne laissant après elle aucun mal». (ura)

- Où il est bon de recommander à la famille du malade et à ses serviteurs de le traiter avec bonté, de le bien supporter et d'accepter avec patience toutes les fatigues qu'il occasionne. Où il est bon aussi de recommander celui dont la mise à mort est proche soit en application d'une sanction pour avoir transgressé une limite de Dieu, soit en châtiment d'un crime commis par lui ou autre chose pareille
 Selon 'Imràn Ibn Housayn (radiya allah anho), un femme de la tribu Jouhayna vint au Prophète (saw) alors qu'elle était enceinte à la suite d'un adultère. Elle lui dit: «O Messager de Dieu! J'ai transgressé une limite de Dieu. Fais-moi subir le châtiment prescrit». Le Messager de Dieu (saw) fit venir son répondant et lui dit: «Traite-la avec bonté. Une fois qu'elle aura accouché, fais-la venir», et c'est ce qu'il fit. Le Prophète (saw) ordonna alors de bien fixer ses vêtements sur son corps (pour éviter qu'elle ne se découvre) et donna l'ordre de la lapider à mort. Puis il pria sur elle. (Mouslim)
Où il est permis au malade de dire: «Je souffre», ou «Je souffre beaucoup», ou de dire: «Je suis souffrant», ou: «Oh quel mal de tête!» ou autre chose pareille. Expliquer que cela ne mérite aucun blâme tant qu'il n'y a pas là un signe de révolte contre Dieu ou un signe d'affolement

 Ibn Mas'ùd (radiya allah anho) a dit: «Je suis entré chez le Prophète (saw) alors qu'il souffrait de la fièvre. Je le touchai et lui dis: «Tu sembles souffrir beaucoup». Il dit: «Effectivement je souffre comme deux d'entre vous». (ura)

 Sa'd Ibn 'Abi Waqqàs (radiya allah anho) rapporte: «Le Messager de Dieu (saw) est venu me rendre visite à cause d'une grande douleur dont je souffrais. Je lui dis: «Me voici arrivé au point que tu vois. J'ai une fortune et je n'ai pour m'hériter que ma fille...» et il cita le Hadith mentionné plus haut. (ura)

 Qàsem Ibn Mohammad rapporte: «'Âisha (radiya allah anha) a dit une fois: «Oh quel mal de tête!» Le Prophète (saw) dit alors: «C'est à moi plutôt de dire: «Quel mal de tête!». (Al Boukhâri)

Ce qu'on doit dire auprès du mort et ce que doit dire celui qui a perdu quelqu'un

Selon Abou Hourayra (radiya allah anho), le Messager de Dieu (saw) a dit: «Dieu le Très-Haut dit: «Pour Mon esclave croyant qui a perdu son bien-aimé des gens de ce monde et qui patienta dans l'espoir de Ma récompense. Je n'en ai d'autre que le Paradis». (Al Boukhâri)
Selon Oum Salama (radiya allaho anho), le Messager de Dieu (saw) a dit: «Quand vous êtes auprès du malade, ou du mort, n'invoquez que le bien car les Anges disent «Amen» à la suite de tout ce que vous dites». Elle a dit aussi: «Quand mourut Abou Salama (son premier mari) je vins dire au Messager de Dieu (saw): «O Messager de Dieu! Abou Salama est mort». Il dit: «Dis: «Seigneur Dieu! Absous-moi et absous-le et compense-moi sa perte par une chose meilleure!» Elle ajouta: «Et effectivement Dieu me le compensa par quelqu'un de meilleur que lui: Mohammad». (Mouslim
)

 Elle a dit encore: «J'ai entendu le Messager de Dieu (saw) dire: «Toutes les fois que celui qui est frappé d'un malheur dit: «Nous appartenons à Dieu et c'est à Lui que nous devons retourner. Seigneur Dieu! Donne-moi un salaire pour mon malheur et donne-moi en compensation quelque chose de meilleur». Dieu le Très-Haut lui donne un salaire pour son malheur et le lui compense par quelque chose de meilleur». (Mouslim)


 Où il est permis de pleurer le mort mais sans se griffer le visage et sans se lamenter à voix haute

pour ce qui est des lamentations à voix haute, c'est interdit. Un chapitre suivant les concernant viendra, si Dieu veut, dans le livre des interdits. Pour ce qui est de pleurer le mort, il y a des Hadiths qui l'interdisent pour la raison que le mort est tourmenté par les pleurs de sa famille. Mais en réalité l'interdiction ne concerne que les pleurs où l'on se griffe le visage ou qui sont accompagnés de lamentations à voix haute.

Plusieurs Hadiths appuient ce que nous venons de dire.

Selon Ibn 'Omar (radiya allah anho), le Messager de Dieu (saw) alla au chevet de Sa'd Ibn 'Oubàda, en compagnie de Abdurrahman Ibn 'Awf, Sa'd Ibn Abi Waqqàs et 'Abdullàh Ibn Mas'ûd (radiya allah anho). Le Messager de Dieu pleura. Quand les gens le virent pleurer, ils pleurèrent à leur tour. Il leur dit: «Ecoutez-moi bien! Dieu ne tourmente pas le mort pour les larmes des yeux ou le chagrin du cœur, mais II le tourmente à cause de ceci (la langue) ou II se montre miséricordieux». (ura)

 Ousàma Ibn Zeyd (radiya allah anho) a dit: «On éleva jusqu'au Messager de Dieu (saw) le fils de sa fille alors mourant. Les yeux du Messager de Dieu (saw) débordèrent de larmes et Sa'd lui dit: «Qu'est-ce donc que cela? O Messager de Dieu!» Il dit: «Cela est une miséricorde que Dieu exalté a placée dans le cœur de Ses esclaves. Dieu réserve Sa miséricorde à ceux de Ses esclaves qui sont miséricordieux». (ura) 
 Anas (radiya allah anho) rapporte: «Le Messager de Dieu (saw) entra auprès de son fils Ibràhim (radiya allah ano) alors qu'il agonisait. Les larmes se mirent à couler de ses yeux et cAbdurrahman Ibn "Awf lui dit: «Toi aussi (tu pleures), ô Messager de Dieu?» Il lui dit: «O Ibn 'Awf, cela est une miséricorde». Puis il ajouta: «L'œil pleure, le cœur ressent du chagrin, mais nous ne disons que ce qui satisfait notre Seigneur. O Ibràhim! Ta séparation nous remplit certainement de chagrin». (Al Boukhâri)

 


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