ma religion , je suis fière

Publié le par soussou

                                                                                      

                                                       
 Les fiançailles :
Les fiançailles sont à différencier du mariage car l’un est une déclaration   promettant d’épouser une femme, ce qui permet notamment d’informer les autres hommes qui s’intéresseraient à cette même femme qu’il y a déjà une demande en cours, et le second est une relation définitive reposant sur un contrat solide et un engagement solennel.
Soulignons surtout que les fiançailles ne sont pas une relation qui permettrait aux futurs époux de jouir des droits réciproques qu’octroie le mariage aux conjoints. Pendant la période de fiançailles, toute intimité entre les deux futurs époux est illicite. Et contrairement au mariage, on peut rompre les fiançailles à n’importe quel moment sans rien devoir (à part la restitution des cadeaux).
Il est donc nécessaire de s’entendre sur la définition des fiançailles et ce à quoi elles engagent ou pas.
Les fiançailles sont le moment privilégié pour contempler (regarder) la fiancée, comme nous incite à le faire le Prophète - paix et bénédiction sur lui - dans les hadiths :
n D’après Jabir Ibn ‘Abdullah, le Prophète - paix et bénédiction sur lui - a
dit : « Celui parmi vous qui demande une femme en mariage et qui peut regarder en elle ce qui l’invite au mariage, qu’il le fasse ».
Al-Mughîrah Ibn Shu`bah rapporte Radi Allâh ^Anhou : "Je demandai une femme en
mariage et le Prophète - paix et bénédiction sur lui - me demanda si je l’avais regardée. Lorsque je répondis négativement, il me dit : "Alors va la regarder car il se peut que cela fasse naître de l’affection entre vous deux". J’allai voir ses parents et les informai de ce que le Prophète m’avait conseillé. Ils semblèrent désapprouver cette idée. Leur fille entendit la conversation depuis sa chambre et dit : "Si le Prophète t’a dit de me regarder, alors regarde-moi." Je la regardai et l’épousai par la suite."
Les fiançailles sont surtout l’occasion de se rencontrer pour faire plus ample connaissance, de s’assurer de la compatibilité des caractères, de tisser des liens, d’organiser le mariage, de définir la dot etc.… dans un cadre licite et pieux. Et c’est sur
cette bonne base que le mariage va se bâtir.
Rappelons que du temps du Prophète - paix et bénédiction sur lui - les hommes et les femmes se connaissait plus ou moins car ils collaboraient ensemble dans la vie de la cité et de la société dans le cadre de la mosquée notamment. Donc lors des rencontres des fiançailles, ils discutaient de ce qui leur semblait essentiel pour construire un couple et ne s’attardaient pas sur les futilités. Par contre de nos jours, il est primordial de s''arrêter pendant cette période sur bon nombre de détails qui pourraient, s''ils restent en suspens, mettre la vie du couple en péril ultérieurement.
Responsabilité donc est donnée à chacun de rendre ce moment le plus utile possible en ayant pour objectif de préparer au mieux la future vie de couple.

2. Et l’amour dans tout ça !

Mariage d''amour ou de raison?
Peut-on rechercher l''amour ?

Les fiançailles peuvent-elles être une occasion pour une quête de cet amour ou du moins d''une sympathie ?
Dans un hadith précité, le Prophète - paix et bénédiction sur lui - dit : «…car il se peut que cela fasse naître de l’affection entre vous deux. ». Le terme utilisé est « affection » et non « attirance ». Bien que cette dernière soit une composante de l’amour, elle ne suffit pas à elle seule car non garante d’un sentiment durable.
On aboutit à de la complicité, de l’estime, de l’affection .., quand on prend le temps de se connaître et ce en amitié comme en amour. Les fiançailles sont l’occasion d’approfondir cette connaissance pour que de tels sentiments naissent, pour que des liens solides se créent, ceci dans le respect des principes de l''islam et des convenances. C’est pourquoi la période des fiançailles doit être assez longue pour que des liens se créent mais aussi la plus courte possible pour éviter les dérapages illicites.
A nous donc de trouver le juste milieu
Le mariage sera le cadre de la consolidation de ces liens, de
l’épanouissement des sentiments. La résultante sera un amour véritable construit dans le souci de plaire à Dieu.
Dans un autre hadith, le Prophète - paix et bénédiction sur lui - dit : «…Quand deux personnes s’aiment, on ne peut que les marier ». Dans ce récit, le Prophète - paix et bénédiction sur lui - rappelle que tout sentiment pouvant naître dans le coeur d''une personne envers une autre, hors mariage, doit être déclaré et doit s’épanouir dans le cadre du mariage. Si tel n’est pas le cas, cet amour mènerait au péché comme il nous le dit - paix et bénédiction sur lui - dans un autre hadith.
Nous rappellerons pour conclure ce point, que de tels liens et/ou sentiments sont à construire uniquement en vue d’un mariage, c''est-à-dire avec la personne que l’on a choisi d’épouser.Et jusqu’à ce que le mariage soit conclu, les deux protagonistes sont des étrangers l’un pour l’autre.

3. "Assadak" La dot :

Attirons d''abord l''attention sur le fait que "DOT " n''est pas la traduction exacte de "Assadak" ou" MAHR".
Si dans la culture occidentale la dot est ce qu''apporte une femme en mariage, assadak, lui, est un cadeau offert par le prétendant à sa future épouse en témoignage de son bonheur pour son consentement à le prendre pour époux. Ce n''est nullement le prix de la servitude de la femme à l''homme ni le prix d''un quelconque service comme veulent le présenter certains, mais c''est une façon magnifique par laquelle le mari témoigne à sa femme de son désir profond de l''avoir pour épouse.
N''est ce pas une initiation du couple par Dieu le tout puissant au romantisme et aux petits gestes qui consolident le mariage?
La dot est l’un des piliers du mariage. Elle constitue une des conditions de sa validité. Dieu le Très Haut dit « Et donnez aux épouses leur mahr, de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur. » S4.V 4.
Du temps du Prophète - paix et bénédiction sur lui -la dot prenait plusieurs formes. Ce pouvait être une bague en fer, une somme (raisonnable) d’argent, de l’or, un vêtement, l’enseignement de versets à sa future
épouse … Toutes ont été acceptées par le Prophète - paix et bénédiction sur lui -, elles ont été données en tenant compte de ce que le fiancé avait comme moyens matériels et/ou selon ce que la fiancée demandait.
La tradition nous rappelle également que la dot peut aussi être immatérielle.
De nos jours, la dot devient un réel empêchement pour le mariage en regard de sa valeur excessive. Et les conséquences sont dangereuses pour la société. En effet, si le prétendant ne peut pas la donner, il renoncera au mariage et sera peut être poussé à avoir des relations illicites ; cela a aussi pour conséquences de développer les maladies du cœur telles que la cupidité, le matérialisme et l’envie. Le montant n’est pas limité par les Textes, mais le Prophète - paix et bénédiction sur lui -incite la fiancée à se satisfaire de la dot, quelle qu’elle soit, et au fiancé à tenir compte de ce qui pourrait satisfaire la fiancée. Ces éléments sont à prendre en considération pour définir la dot et revenir ainsi à des valeurs plus nobles telles que la générosité, la justice et la fraternité

4. Un mot sur la cérémonie de mariage :

Cette cérémonie est une manifestation de joie d’un événement heureux : le mariage.
La tradition est riche en récits sur les divertissements accompagnant l’annonce du mariage et sur les repas de noces. Le Prophète - paix et bénédiction sur lui -les a encouragés, parfois en disant «Proclamez le mariage, c’est un mariage, pas de la fornication. » rapporté par ibn Mandah. Tabarani rapporte un hadith dans lequel le Prophète - paix et bénédiction sur lui -dit « Le repas de noces est un droit, un repas le second jour est une bonne action, le troisième c’est de l’ostentation. » De ces deux hadiths on peut déduire une ligne de conduite. Certes les divertissements sont de droit, c''est aussi une façon de partager son bonheur avec ses proches et ses amis, néanmoins, il faut prendre garde aux excès et ne pas faire de cette cérémonie l’occasion d’étaler ses richesses et de faire des dépenses inutiles alors que l’argent pourrait servir au couple pour démarrer leur vie conjugale.
Il est vrai aussi que ces cérémonies sont gérées par des traditions contraignantes auxquelles malheureusement les familles tiennent
énormément et qui déplaisent souvent aux jeunes .Il faut donc essayer de concilier , au mieux, les exigences des uns et des autres, en gardant présent a l''esprit que les liens de parenté sont sacrés et qu''il faut éviter de mettre ces relations en péril alors qu’un compromis est toujours possible.
Par contre les traditions dégradantes pour la femme (par exemple la cérémonie du drap où la virginité de la femme est exposée), et qui sont souvent en contradiction avec les principes de l''islam, sont à abolir sans hésitation.

Conclusion:
Le prémariage est une période cruciale pour bien préparer sa future vie de couple, pour démarrer sur des bases solides.
Revivifier la tradition du Prophète - paix et bénédiction sur lui - est certes une nécessité mais il faut tenir compte du fait que la sounna a été occultée par des siècles de traditions tribales, particulièrement en ce qui concerne les rapports entre les hommes et les femmes. Il faudra donc un certain nombre de générations, beaucoup de sagesse, de patience et de progressivité, pour rééduquer les gens à ce merveilleux héritage oublié.
En attendant, un équilibre entre la sounna et les bonnes traditions ou celles qui sont
« supportables » est à rechercher
.


                                                                                         Qu'Allâh te facilite




















                                               

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